Introduction :
Bienvenue dans l'univers de Sirius Chronicles. Ce premier chapitre vous emmène dans le paisible village de Clairval, où la vie ordinaire de Sirius est sur le point d'être bouleversée par des événements inattendus.

Chapitre 1 :
Le soleil doré d’un matin paisible baignait les collines entourant Clairval, un petit village niché au creux d’une vallée fertile. Les jours s’écoulaient ici dans une harmonie simple. Les paysans travaillaient leurs champs, les enfants jouaient dans les ruelles, et les artisans œuvraient pour embellir la vie quotidienne.
Sirius, un homme grand et massif, au crâne rasé et à la barbe noire bien entretenue, se tenait devant un tronc d’arbre massif. À l’ombre d’un chêne centenaire, il maniait sa hache avec une précision et une force qui forçaient l’admiration. Le bois se fendait sous ses coups, révélant des cernes parfaits qui témoignaient de son expérience.
Le travail de bûcheron n’était pas seulement un métier pour Sirius. Il ressentait une connexion presque instinctive avec le bois. Ce qu’il abattait le matin devenait, sous ses mains expertes, des meubles solides et élégants qu’il offrait aux habitants du village.
« Sirius ! » l’interpella Margot, la boulangère, depuis le chemin. Elle portait un panier garni de pain encore chaud. « Ton banc sur la place a changé ma vie ! Les anciens passent leurs journées à discuter dessus. J’ai pensé que tu méritais un petit cadeau. » Sirius esquissa un sourire sincère. « Merci, Margot. C’est toujours un plaisir de voir mes meubles faire partie de la vie du village. Et ce pain, je ne pourrais pas rêver meilleur déjeuner. »
Tout le monde connaissait Sirius à Clairval, et Sirius connaissait tout le monde. Les habitants l’appréciaient pour sa générosité et sa modestie.
Ce soir-là, après une journée de travail bien remplie, Sirius regagnait sa maison en bois, située en lisière du village. La lumière vacillante d’une bougie filtrait à travers la fenêtre. Alors qu’il s’apprêtait à pousser la porte, il entendit des voix à l’intérieur.
« Il est temps, Brennar. Tu ne peux plus attendre. »
« Je sais, » répondit son père, d’un ton las. « Mais comment lui dire ?… »
Sirius fronça les sourcils et ouvrit doucement la porte.
À l’intérieur, son père, un vieil homme aux cheveux blancs, se tenait face à un inconnu vêtu d’une longue tunique noire. Le capuchon de l’homme masquait son visage, mais son allure imposait une autorité silencieuse. L’inconnu tourna la tête à l’arrivée de Sirius, puis se redressa lentement. Sans un mot, il s’inclina légèrement devant Brennar avant de quitter la pièce, disparaissant dans l’ombre de la nuit.
« Qui était-ce ? » demanda Sirius, déconcerté. Brennar posa une main apaisante sur l’épaule de son fils. « Un vieil ami. Il passait prendre des nouvelles. Rien d’important. »
Sirius n’insista pas, mais un malaise s’installa en lui. Il connaissait son père suffisamment bien pour savoir que cet homme n’était pas un simple visiteur.
Le lendemain matin, le calme du village fut brisé par des cris et une agitation inhabituelle. Des enfants couraient dans les ruelles, et des femmes appelaient leurs maris d’une voix paniquée.
Sirius sortit précipitamment de la maison. À l’horizon, une troupe de soldats approchait, leurs armures scintillant sous le soleil. Une dizaine d’hommes, montés sur de puissants chevaux noirs, avançaient en rangs serrés.
"Sirius !" La voix de Brennar, grave et tendue, le fit sursauter.
Sirius entra précipitamment dans la maison, trouvant son père assis à la table, une lettre scellée dans ses mains tremblantes. Brennar semblait accablé, son visage ridé marqué par une expression de profonde tristesse.
"Prends ça," dit-il, tendant la lettre à Sirius. "Et écoute-moi bien. Tu dois partir. Maintenant." Sirius fronça les sourcils, sa poitrine se serrant. "Qu’est-ce que tu racontes ? Pourquoi est-ce que je partirais ? Ces soldats viennent pour toi ?"
"Non." La voix de Brennar se brisa légèrement. "C’est toi qu’ils cherchent. Et je ne peux pas… je ne veux pas qu’ils te trouvent."
Le silence tomba lourdement. Sirius secoua la tête, incrédule. "C’est insensé, père. Je ne connais même pas ces hommes. Pourquoi viendraient-ils pour moi ?"