La forêt semblait retenir son souffle. Chaque pas de Marvin s’enfonçait dans le tapis humide de feuilles mortes, ses bottes absorbant le silence oppressant. La voix, douce mais insistante, continuait d’appeler son prénom. Elle semblait proche, mais insaisissable, résonnant dans toutes les directions à la fois.

— Qui est là ?! s’exclama Marvin, sa voix brisant l’immobilité de la forêt.

Pas de réponse, seulement le murmure de son prénom, comme une caresse portée par le vent.

Guidé par ce son inexplicable, Marvin retrouva l’autel de pierre au centre de la clairière. Mais cette fois, quelque chose avait changé. L’air autour de l’autel semblait plus dense, presque palpable. Une énergie imperceptible semblait vibrer, éveillant chaque fibre de son être.

Sur la surface de pierre, un objet attira immédiatement son regard : un grimoire. Sa couverture usée, faite de cuir craquelé, portait des motifs complexes gravés à la main. Marvin s’approcha lentement, son cœur battant à tout rompre.

Il tendit une main tremblante pour toucher le livre. Le cuir était froid et rugueux sous ses doigts, comme si le grimoire avait été abandonné ici depuis des siècles.

En l’ouvrant, une vague de chaleur émana du livre, contrastant violemment avec son apparence glacée. Les pages, jaunies par le temps, étaient couvertes de symboles étranges et de lignes écrites dans une langue inconnue.

Marvin fronça les sourcils, tentant de comprendre, mais aucun des caractères ne lui semblait familier. Pourtant, il sentait une étrange connexion, comme si le livre lui parlait dans un langage qu’il n’avait jamais appris mais qu’il pouvait presque comprendre.

Soudain, un mot se détacha du reste. Bien qu’il ne puisse pas le lire, il savait qu’il signifiait quelque chose d’important. Avant qu’il ne puisse réfléchir davantage, une lumière vive jaillit des pages.

Marvin recula, mais il était déjà trop tard.